Aller au menu. Aller au contenu.

Nihil addendum
par al.jes

Un peu de cohérence, que diable !

Hier soir, ma mère reprochait à mon père de toujours laisser ouverte la porte de la salle contenant la télévision familiale alors qu’il regardait ledit engin. Le bruit qu’occasionne l’outil d’abrutissement populaire la dérangeait dans sa lecture 1.
Ce soir, alors que mon père a quitté la table pour aller regarder le journal de France 2, ma mère me fait cette remarque :

Mais pourquoi ferme-t-il la porte ? J’aimerais entendre les titres…

À quoi lui répondis-je que peut-être souhaitai-je finir le repas en paix. Elle est allé finir son assiette devant le poste en fulminant et déclarant qu’elle ne pouvait plus faire ce qu’elle voulait chez elle. C’est amusant comme d’un coup le respect des autres qu’elle réclamait la veille au soir devient insignifiant quand ce n’est plus à son avantage…

Il me revient une toute autre conversation que j’eus avec mon père cet été. Un quelconque journal radiodiffusé parlait d’une affaire boursière. Mon père déclara alors :

C’est criminel, ces spéculateurs !

Mon père joue en bourse lui aussi…

Je concluerai donc cet article en citant Talleyrand 2 :

Je pardonne aux gens de n’être pas de mon avis, je ne leur pardonne pas de n’être pas du leur.


  1. Au passage, me dérangeait-il aussi dans mon travail mais je n’étais pas très bien placé pour me plaindre, assis que j’étais face au fautif téléviseur ;) 

  2. Eh oui, c’est un personnage haut en couleurs politiques. Il est même connu pour les avoir trahies les unes après les autres. On peut mieux faire en terme de cohérence, mais je pense que la citation reste valable ; ce n’est après tout pas le bonhomme qui m’intéresse ici.
    Pour les curieux, j’ai rencontré cette citation en en-tête du blog du KHannibal, au flux duquel je suis abonné. 

Publié le 17.11.2012. Lien permanent. Retourner en haut.

©2012 – al.jes, certains droits réservés
Réagissez ! Écrivez-moi : me @ aljes.me