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Nihil addendum
par al.jes

La Réponse au crime

La loi, nous l’enseigna Frédéric Bastiat, a pour objet de faire régner la justice ou, plutôt, d’empêcher l’injustice 1. Cependant, il est impossible de prévenir une injustice sans contrevenir au principe de liberté et donc de commettre une injustice plus importante que celle contre laquelle l’on voulait lutter. C’est pour cela que le pouvoir judiciaire se doit toujours de n’intervenir qu’a posteriori.
Partant de cela, beaucoup se sont demandé ce que pourrait être en droit l’objectif du pouvoir judiciaire : punir les criminels, empêcher la récidive, trancher les différents… Pour ma part, je considère qu’il est multiple.

Dans un premier temps, la justice se doit d’être médiation. Les différentes parties ne se sont peut-être tout simplement pas comprises et un terrain d’entente pourrait être trouvé. Même si le tort est avéré, la victime pourrait choisir de pardonner l’accusé.

Ensuite, quand un terrain d’entente ne peut être trouvé et qu’il a été démontré qu’un tort avait été commis, la justice doit réparer les torts. Réparer, pas punir : s’il y a vol, le voleur doit rendre, avec un léger intérêt, et c’est sûrement à lui plus qu’à la victime de payer les frais de justice, mais aucune amende ne devrait lui être imposée — l’opprobre devrait suffire.

Enfin, certains crimes ne peuvent tout simplement pas être réparés. Il en va ainsi pour le viol ou le meurtre 2, à titre d’exemples… Dans ce cas et dans ce cas seul, la justice aura pour objectif d’empêcher la récidive et différentes peines répondant à cet objectif pourront être appliquées : assignation à domicile (ou, si le crime fut commit dans le cadre du domicile, exil forcé de celui-ci), travail forcé, &c. Dans tous les cas la peine ne pourrait être que fonction du cas (est-il isolé ? y a-t-il circonstance atténuante ?) et proportionnelle au crime. De plus, la peine capitale est quoi qu’il advienne à proscrire, même pour les pires criminels comme, par exemple, les responsables de génocides.

Oh, et un petit rappel : l’on n’est innocent jusqu’à preuve du contraire. Je sais que vous le savez, mais certains ont visiblement un problème avec ce point…


  1. Frédéric Bastiat, La Loi, écrit en juin 1850, éditions Lulu.com, 2008. 

  2. Hors cas de légitime défense, bien entendu. 

Publié le 15.02.2013. Lien permanent. Retourner en haut.

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