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Nihil addendum
par al.jes

Dame Liberté, le retour…

Cela fait bientôt deux mois que je n’ai rien publié par ici. Non pas que je n’ai rien à dire, mais que je n’en prends pas le temps. Et évidemment, plus j’avais de chose à vous dire, plus je culpabilisais et plus je remettais au lendemain. Chers lecteurs, je ne vous ai pas oublié. Néanmoins, peut-être vous demanderez-vous pourquoi je ressors de mon trou maintenant, et pourquoi pour parler du sujet sans doute le plus rabâché en ce lieu ? Eh bien vous pouvez remercier — ou maudire — ce cher Thierry qui récemment a commis deux articles allant de pair : Qu’est-ce que la liberté ? et Ma liberté commence avec les autres. S’il y dit des choses fort intéressantes, il reste un point crucial : il se trompe !

En effet, Thierry semble distinguer deux sortes de libertés : l’une de nature juridique et l’autre de nature factuelle. Je pense que c’est là que réside son erreur : la liberté est une notion juridique, et ne doit pas être confondue avec une capacité. Un exemple : je ne sais pas jouer du piano. Suis-je moins libre pour autant ? Bien sûr que non ! Certes je ne pourrais pas jouer du Chopin et il me manque l’accès à un piano pour ne serait-ce que taper sur une touche, mais rien en le droit ne m’en empêche, ce ne sont que des contingences matérielles. Je suis libre de jouer du piano, peu importe que j’en ai la faculté ou non.

Et pourquoi donc la liberté serait de nature nécessairement juridique ? me demanderez-vous peut-être… À une telle question je ressors mon Alain Rey 1, qui nous dit qu’être libre signifie « qui dépend de soi, n’est soumis à aucune autorité » ou encore « qui n’appartient à aucun maître ». CQFD.


  1. Alain Rey & coll, Dictionnaire historique de la langue française, juillet 2010, Dictionnaires Le Robert. 

Publié le 11.11.2013. Lien permanent. Retourner en haut.

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