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Nihil addendum
par al.jes

Les Quatre libertés de l'utilisateur

Vous le savez peut-être, je suis l’auteur d’un Manifeste pour une culture libre. Ce manifeste est issu de la mouvance du logiciel libre et de ses nombreux dérivés et doit se comprendre dans le contexte du droit d’auteur dans sa forme actuelle 1. Cependant, je ne me suis pas limité à ce contexte restreint et ai entamé une réflexion quant à la liberté dans sa globalité.

Récemment, mon voisin m’interpella ainsi :

Puisque tu es libertarien, pourrais-je te poser quelques questions à propos de droit d’auteur ?

Hélas, il y avait là confusion… Je compte rédiger prochainement un article à propos des étiquettes de libéral, de libertarien, d’anarchiste, &c. mais c’est en tout cas à distinguer fortement du libriste, qui défend non pas la liberté en général, mais plus simplement et de manière plus pragmatique les quatre libertés de l’utilisateur.

Mais que sont ces quatre libertés ? C’est fort simple. Quand rms donna naissance au principe de logiciel libre et, avec lui, au mouvement libriste, il fixa quatre libertés nécessairement accordées à l’utilisateur 2 pour que l’on parle d’une œuvre culturelle libre :

Voilà ce que défend le libriste et c’est déjà bien assez : il y a tant à faire !

Ainsi, tout libéral, anarchiste ou libertarien ayant réfléchi à la question du droit d’auteur devrait a priori approuver ces idées. Rien n’est jamais systématique, mais les quatre libertés de l’utilisateur peuvent aisément se fondre au sein d’une pensée qui part de la notion plus générale de liberté.
En revanche, une pensée partant du cas particulier de ces libertés-ci n’aboutira pas forcément à une philosophie libérale et rien ne garanti qu’un libriste sera l’un ou l’autre de cette trinité. De fait, beaucoup de libristes n’ont pas de réflexion politique particulière en dehors des questions de propriété intellectuelles ou encore sont marqué par un étatisme assez virulent.


  1. Ou plutôt ses formes actuelles, aussi bien sur le modèle européen avec sa séparation entre droits moraux et droits patrimoniaux que suivant le modèle anglo-saxon où seuls règnent les droits patrimoniaux. 

  2. Le terme d’utilisateur est évidemment originaire de l’application des quatre libertés au monde du logiciel mais peut être étendu pour tout type d’œuvre de l’esprit : le lecteur d’un livre, l’auditeur d’un morceau musical, le visionneur d’un film… 

  3. La liste est en réalité plus complexe puisqu’il y a des précisions et de potentielles restrictions quant à certaines des libertés. 

Publié le 13.11.2013. Lien permanent. Retourner en haut.

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