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Nihil addendum
par al.jes

Ode au mouvement

Comme je vous l’ai déjà dit, je pars bientôt en Inde. Je pars, car je veux voir le monde, car je veux découvrir d’autres cultures, par soif d’idées, de savoir, d’inspiration. Par appétit pour la nouveauté, pour toutes ces choses que je ne connais pas encore.

En fait, si un jour on découvre une exoplanète habitable et un moyen rapide d’y aller, il y a de fortes chances pour que j’y aille comme colon. Comme l’a dit Constantin Tsiolkovski, « La Terre est le berceau de l’humanité, mais on ne reste pas toute sa vie au berceau… »

En revanche, je ne pense pas être capable de supporter une expérience comme Mars One. L’enfermement quasi total dans une base avec les mêmes personnes — sans doute charmantes, là n’est pas la question —, j’ai bien peur de ne pouvoir m’y faire. Déjà que j’ai le sentiment d’étouffer à force de rester depuis trop longtemps dans le pays qui m’a vu naître…

Pourtant, étrange paradoxe, j’ai fortement tendance à rester cloîtré entre quatre murs. En fait, ce n’est ni étrange ni paradoxal, et l’explication tient en un seul mot : Internet.

Internet est un immense territoire changeant en même temps que ses habitants. Internet, c’est le mouvement. Internet, c’est des échanges tard le soir autour d’un feu de camp, assis sur des fauteuils Louis XVI. C’est de vastes plaines, des champs à perte de vue, une forêt où chantent les oiseaux. C’est un paysage montagneux, un désert minéral, et tout ça à la fois. Internet, c’est New York et Tokyo, c’est Rio et Berlin… Ça grouille, ça bouge, ça vit.

Internet, c’est l’obsession et l’éclectisme, les chats et les trolls. On y croise tout et son contraire. Internet n’est pas un village mondial, c’est les bas-fonds d’une grande ville et une immense famille. Internet m’a vu grandir et je l’ai vu changer en même temps que moi —pas toujours dans le même sens… sur Internet, je suis chez moi et sans cesse dépaysé.

J’aime Internet parce que j’y vis, parce que j’y grandis, parce que j’y rencontre plein de gens, plein d’idées, plein de culture. Certaines de ces rencontres m’ont transformé. Grâce à Internet, je suis en mouvement.

Alors je continue ma route. Je pars vivre en Inde. Me dépayser. Et ça me comble de bonheur.

Publié le 04.08.2014. Lien permanent. Retourner en haut.

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