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Nihil addendum
par al.jes

Le jour où j’ai failli voir un milliardaire

Je me souviens d’une anecdote, alors que j’étais au Kenya.

Je remarquais un jour que mes collègues n’arrêtaient pas de parler de Mark Zuckerberg en swahili. Au bout d’un moment, je leur demandais de me traduire, et c’est ainsi que j’ai appris que ce dernier avait rendu visite à une start-up voisine pendant que j’étais parti pour déjeuner.

Ma réaction fut assez neutre. J’étais plutôt content d’avoir échappé au bruit et à la foule pendant mes heures de travail. Ça en a étonné plus d’un.

Oui, je suis au courant. C’est le créateur de Facebook, accessoirement milliardaire, et j’ai sans le moindre doute beaucoup à apprendre de lui. Cependant, je doute que le voir de près ou lui serrer la main au milieu d’une foule de fanboys ne change quoi que ce soit à ma vie.

En revanche, j’aurais beaucoup aimé être dans la start-up à laquelle il rendait visite. Ces gens-là ont pu avoir un moment de qualité avec lui, et apprendre de ce qu’il avait à leur dire.

Cependant, il y a d’autres moyens d’apprendre. On peut lire leur biographie, les textes qu’ils publient, qu’ils laissent à la postérité. Assister à leurs conférences, observer leur manière de gérer leur entreprise… On peut expérimenter, au risque de commettre les mêmes erreurs, de trébucher aux mêmes endroits.

Il y a un monde de possibilités… Le truc, c’est que toutes ces choses demandent des efforts. Quand le bonhomme se présente devant nous, forcément, c’est tentant. Cependant, comme je le disais plus haut, le résultat est nul. On s’excite… pour rien.

Et si, au lieu de ça, nous tâchions d’aller de l’avant ? De travailler ? De donner de notre personne ?

Il n’y a pas de secret. Il n’y en a jamais eu.

Publié le 04.01.2017. Lien permanent. Retourner en haut.

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