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Nihil addendum
par al.jes

Cinq personnes

Ces derniers temps, une idée s’est glissée dans nombre de mes lectures. Une idée évidente, banale, et pourtant largement incomprise :

Nous sommes la moyenne des cinq personnes avec lesquelles nous passons le plus de temps.

C’est si simple. On y a tous pensé, pour un ami, un membre de la famille, dont on estime qu’il a de mauvaises fréquentations. On voit aussi comment le fait d’avoir certaines personnes dans notre cercle intime peut nous faire du bien. C’est du sens commun. Ça ne vaut pas la peine d’en parler.

Et pourtant, cette idée est sous-exploitée.

Et si nous grattions un peu plus que la surface, et tâchions de comprendre les implications d’une telle idée, si nous l’appliquions au quotidien ?

Pour commencer, prenons ces fameuses cinq personnes. Gardons-les à l’esprit, et observons ce qu’elles nous apportent. Le bilan est-il positif ? Nous rendent-elles heureux, font-elles de nous une meilleure personne ? Tant mieux.

Si ce n’est pas le cas, il serait peut-être temps de privilégier d’autres relations. Veuillez noter que ceci n’est pas une invitation à privilégier des relations intéressées ou conditionnelles. Mais si une personne nous rend malheureux, nous encourage à stagner, ou ne s’intéresse à nous que pour ce qu’on peut leur apporter… alors il est temps de filtrer.

Oui, filtrer.

Ça en choquera certains, mais filtrer les personnes nocives est la seule façon d’avancer. Pas besoin d’une rupture violente. Pas besoin de couper les ponts d’un coup. Simplement, ne pas forcément toujours être disponible. Prendre un peu de temps pour soi, pour rencontrer d’autres personnes.

Car finalement, l’une des rares choses dont on ne peut disposer en abondance, c’est de temps. Filtrer les personnes négatives, c’est laisser la place à de nouvelles relations, plus saines, plus positives, avec des gens qui s’intéressent à nous pour nous, veulent nous voir aller de l’avant.

On peut aussi être plus actif. Tâcher d’entretenir des relations jusque-là laissées de côté, avec des gens que l’on identifie comme meilleurs que nous-mêmes, voire qui nous intimident un peu. Opérer sur soi-même un nivellement par le haut. Avec le temps passé en leur compagnie, ces personnes pourraient être moins impressionnantes qu’elles en ont l’air d’un premier abord. Ce sont des êtres humains, après tout.

Des êtres humains faillibles, comme chacun d’entre nous, mais qui ont des choses à nous apprendre.

Ce sont les cinq personnes avec lesquelles nous devrions passer plus de temps.

Publié le 07.01.2017. Lien permanent. Retourner en haut.

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