Aller au menu. Aller au contenu.

Nihil addendum
par al.jes

Pourquoi ?

J’ai rencontré B. il y a quelques mois. B. est un entrepreneur, avec qui j’ai eu d’intéressantes conversations à propos de gestion d’entreprise, des choses qu’il a apprises durant les dernières années, de la fascination qu’il avait pour les entrepreneurs à succès.

B. est quelqu’un d’intéressant, de motivé. Il a toute ma sympathie. Pourtant, je ne sais toujours pas ce qu’il fait de sa vie. L’impression que j’ai, c’est qu’il aspire au succès, oubliant de prendre en compte que, pour chaque succès, il y avait des dizaines d’échecs.

En soi, échouer n’est pas un problème. C’est une occasion d’apprendre, d’ajuster, de réessayer, puis d’échouer jusqu’à ce qu’on réussisse. On trébuche six fois, on se relève sept. Mais le succès financier ou la célébrité ne sont que des produits de la poursuite d’un objectif plus élevé…

Cette intuition s’est vue confirmée récemment, alors que j’entendais parler de Simon Sinek et de sa théorie. Selon ce dernier, nous sommes tous confrontés à trois questions pour chacune de nos décisions, que l’on soit un individu ou une entreprise : pourquoi, comment, et quoi.

Répondre à la dernière question est relativement aisé : c’est la décision prise ! La seconde demande en général de réfléchir, mais on y arrive plutôt bien. La première, en revanche, est souvent une grande inconnue.

L’exemple que Simon Sinek propose souvent est celui de Dell : Dell est une entreprise qui fabrique des ordinateurs (quoi) ; elle le fait au moyen de [informations techniques] (comment) ; pourquoi le fait-elle ? Bonne question.

D’autres raisonnent dans l’autre sens. L’exemple le plus connu est celui d’Apple : Apple veut inviter les gens à penser différemment de la masse (pourquoi) ; elle y parvient en se concentrant sur l’expérience d’utilisation de ses produits (comment) ; accessoirement, elle fabrique des ordinateurs (quoi).

La différence, on l’aura compris, c’est que si l’on commence par la bonne question, les autres coulent de source. Apparemment, ça serait lié au fonctionnement du cerveau. Chercher les raisons intrinsèques de ce que l’on fait impliquerait de sonder les zones de notre encéphale liées aux émotions. Le résultat, c’est que si Dell essaie de vendre un nouveau produit, elle doit trouver une nouvelle justification (par exemple, son baladeur numérique fut un échec retentissant). Si Apple essaie de vendre un nouveau produit ? On connaît tous l’histoire…

Bien sûr, avec cet exemple, on a l’impression qu’il s’agit de communication. C’est sans doute partiellement le cas. Cependant, ça s’applique tout aussi bien à nos choix de vie.

L’un de mes objectifs de vie est d’avoir un impact positif sur la vie des gens (pourquoi), en les touchant émotionnellement (comment). Le résultat (quoi) ? Je fais des jeux vidéo.

Publié le 11.01.2017. Lien permanent. Retourner en haut.

©2012 – al.jes, certains droits réservés
Réagissez ! Écrivez-moi : me @ aljes.me