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Nihil addendum
par al.jes

Division

Récemment, j’ai eu l’une de ces conversations que l’on regrette ensuite d’avoir eues. D’un côté comme de l’autre, nous étions certains d’avoir raison et, malgré les efforts faits pour écouter les arguments, nous devions nous rendre à l’évidence : l’autre avait tort. Au point d’être un monstre qui mange des bébés pour le petit déjeuner. Au moins.

D’habitude, il n’y a que deux sujets qui amènent ce genre de ‹ conversation › : la religion et la politique. Pour faire simple, les sujets où au moins un des participants pense pouvoir décider de comment l’autre devrait vivre. C’est assez agaçant.

Au mieux, c’est une perte de temps. Une discussion stérile, où chacun est de toute façon trop persuadé d’avoir raison, que l’autre n’a rien compris à rien, etc. Aux croyances s’ajoute leur coût, et peu d’arguments suffisent à convaincre l’autre, aussi rigoureux qu’ils soient. Le meilleur chemin reste encore de montrer l’exemple en espérant qu’il soit suivi.

Bien plus souvent, c’est dommageable. Les idéologies divisent, et, plus leur emprise est grande, plus elles sont dangereuses. Comment les camps de rééducation pourraient apparaître dans un monde où chacun se contenterait de vivre et laisser vivre ?

Mais non. Les gens préfèrent imposer leurs vues. Par la force, parfois. Placer les gens dans des cases, dans des groupes : ‹ Tu es dans mon groupe [Ah bon ?], donc tu devrais penser comme moi. › On juge. On crée un ‹ nous ›, et donc un ‹ eux ›, à rejeter. C’est sur ce genre de principe nauséabond que se créent des conflits qui, parfois (heureusement de plus en plus rarement), dégénèrent en guerres.

Pourtant, il est tellement plus simple et bénéfique de s’occuper de ses propres affaires et de laisser les gens vivre…

Je trouve ça triste.

Publié le 14.01.2017. Lien permanent. Retourner en haut.

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